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GRAS EFFECT
Journal de Bord du capitaine Vincenzo Shepard, commandant du SR Alsace, année 2685 du calendrier Standard Galactique.Saleté de conciliation ! Pourquoi il faut toujours que j'écoute ses conneries? Je me demande si la combinaison en latex noire y est pour beaucoup ? Je savais bien qu'on aurait jamais du prendre ce relais oméga 3, je le savais, bordel !
Mais siiiii, tu vas voir, hihi, c'est bon pour la santé en plus, hihihiiiiii... J't'en foutrai de la santé, moi! Enfin bref, du coup, nous voilà paumés à l'autre bout de la galaxie, dans un secteur paysan où on n'aura paradoxalement aucune chance de trouver une activité moissonneur, et on a plutôt intérêt à retrouver un relais pour se barrer fissa d'ici.
- YO HOPLA DU ! CHAI DECOUFERT UNE ANOMALIE, KOMMANDANT !
- Ha, enfin, Gerta, je commençais à douter de tes capacités de Malencontreuse Intelligence Artificielle.
- GOD VERDAMI ! S'ESCH NET VAR !
- Ca va, ça va, ne va pas te griller un circuit, hein, voyons ce que tu m'as trouvé.
Moué... une planète de troisième catégorie, encore au niveau technologique 2 malgré quelques signatures de vaisseaux spatiaux... étrange tout ça. Allez on prépare le commando et on ratisse tout le bazar. Nom di diou, on peut sortir avec un commando de 25 ? mais j'ai jamais vu ça, Gerta, sonne le rassemblement de tout l'équipage !
- ACH KOMMANDANT, FOUS FOULEZ AUSSI TIRE LES FIEUX ?
- Ja, heu.. oui, oui, même les vieux de cryostase, on en aura besoin!
- CHE ME TOI TE FOUS TIRE QUE LE KROGAN NONOS A SUBI UN TRAUMA PENDANT SON ENTRAINEMENT FIRTUEL DE CONDUITE AGOMPAGNEE SUR BETIT ENCHIN A 4 ROUES
- J'ai dit tout le monde, Gerta! Alors ça sera tout le monde, et branche moi en audio sur tout le vaisseau.
Compagnons, la M.I.A. du vaisseau nous a trouvé une anomalie des plus étranges sur la planète dite « Azéroth », son analyse nous conseille une sortie en bataillon de 25. Bien que nous ne soyons à l'heure actuelle qu'une vingtaine au plus, je me suis dit qu'une petite sortie nous dégourdirait les jambes après une certaine traversée du désert spatial. Alors, tous à vos combinaisons, fourbissez vos armes, et montrons à ces attardés de l'âge de fer de quel élément zéro on se chauffe !
30 Millions d'amis- Heu, Gerta, t'es sure de tes coordonnées, là ? Non, parce que déjà on se les pèle, et on est tombé au milieu d'une sorte de cirque, et je crois que les autochtones nous regardent d'une drôle de manière.
- JA KOMMANDANT, CHAIS SENTI DES TRACES DE REGOLTEURS, ZOUS LA ZURFACE.
- Bon, ben sortez les pelles les gars !
Journal de bord du capitaine – Entrée 1
A peine nos travaux d'excavation manuelle commencés, les autochtones ont étrangement manifesté leur curiosité à notre égard, certains nous jetant des regards intrigués, d'autres des vieilles chopes d'une bière âcre qui eurent pour effet de ragaillardir les Volus du groupe, que ce soit le petit Mael, ou le non moins court sur pattes Vatel. Tout à leur dégustation houblonnée, ils crurent voir double, mais leurs sens n'étaient pas assez atteints, et ce sont bien deux dévoreurs de belle taille que notre petite troupe vît franchir les portes de l'enclos, il allait falloir retrouver des vieux réflexes pour certains oubliés.
Du poison et des flammes eurent raison des combinaisons de certains d'entre nous, et voir si la combinaison moulante de Satyah l'asari avait été touchée a presque décimé ce qui restait de notre groupe, mais si grands soient ils, c'est pas deux vers de l'espace qui auraient raison de nous.
Par contre, une sorte de centaure mammouth avec des p'tits gnomes nerveux qui te sautent sur le coin de la gueule.. je dis pas...
25 doses de médigel plus tard, on revenait, fougueux, botter les fesse poilues du mammouth. Par contre, je sais pas quel cirque itinérant ces tarés avaient dévalisé mais dans la foulée, ils nous ont lâché une sorte singe gigantesque, croisement improbable d'un ouistiti et d'un super tanker.
Un primaire primate supprimé plus tard, et on pouvait enfin reprendre nos fouilles.
Singularités comiques- « Et voici le grand Wilfred Flopboum » !
- Z'avez vu quelqu'un arriver vous, les gars ?
- Nan, chef, personne, bizarre...
- Ouep, ouvrez l'œil, quand même, on sait jamais. Ho pitain, c'est quoi ce truc, y'a un vortex qui sort de nulle part !
- ACHTUNG SHEPARD, CHE TETECTE UNE ZINKULARITE DANS LA FAILLE
- Et maintenant, moi, Wilfred Flopbloum, je vais contrôler ce....
Crouiiiiic
- Heu, chef, je crois que j'ai marché sur truc, sans faire gaffe!
- Rha nooon, Nonos, fait gaffe où tu poses tes pattes !
Journal de bord du capitaine – entrée 2
Bon, d'accord, un Krogan de 250 kilos, plus son armure lourde, ça peut écraser un gnome sans le faire exprès, mais sans vouloir défendre mon équipage, il était vraiment petit le Wilfred, genre minuscule. Enfin bref, du coup, on s'est retrouvé avec une faille donnant direct sur les abysses, un truc à vous refiler l'envie d'être télé-portable ailleurs, mais vu qu'on n'avait pas de réseau..
V'la t'y pas qu'un gugusse tout rouge sort du trou et qu'il relâche les enfers sur nos têtes vaguement ahuries, c'était pourtant pas un Rome antique. Et qu'il fait pleuvoir du feu, et qu'il tente de faire exploser Humu, notre butarien aux yeux qui voient tout, et vas y qu'il invite des copines à la fête.
C'est pourtant pas le genre de Bomb, notre mascotte poilue, de se plaindre d'un corps à corps avec une dame, mais quand elle fait 3 mètres de haut, qu'elle est fan de catch et qu'elle vous fait le coup du marteau pilon, on est prêt à réviser son point de vue sur la gente féminine. Lulu en aura d'ailleurs lâchement profiter pour lui toucher un mot sur la brouette javanaise.
Ben voyons, un volcan maintenant ! Remarque, ça nous évitera de trop creuser, comme ça.
Note technique pour plus tard : rappeler à Ibrida qu'un costume d'arbre, ça ralentit pour esquiver un rocher enflammé qui se jette sur vous.
Bon, au final, à part quelques crevasse fumantes, et les restes éparpillés d'un compagnon poilu, on n'aura pas trop salopé leur arène, et pourtant, les locaux n'eurent pas l'air franchement satisfaits de notre prestation de nettoyage.
Lassie mercenaire- Compagnons, vu qu'on n'est vraiment pas nombreux, j'ai engagé quelques soldats locaux, dont un guerrier félin dont on m'a vanté les mérites !
- Miaou
- … Dites moi que c'est pas un chat qui fait sa toilette, dites le moi, par pitié
- Rooooon.. rooon...
- Ha mais non, mais pshshhhhhh file sale bête !
- Étrangers ! Pour avoir amener la corruption dans notre monde, vous allez souffrir le courroux de la horde !
- Huhu... Et c'est toi et tes 5 copains, la horde, allez je vais être gentil, je vous envoie que les drones de combat
- Ok.. Ok... J'ai peut être fait une petite erreur d'appréciation. Bon, soyez sympa, quelqu'un a vu mon bras gauche ?
Journal de bord du capitaine – entrée 3
Il semble que les autochtones, bien qu'un peu en retard technologique, aient compensé leurs faiblesses par un accroissement de leurs capacités biotiques. Décoller certains de nos compagnons des murs de l'arène avec une thermo-spatule nous aura donner le temps d'établir une tactique comme enseignée à l'académie du SSC.
Après une brève réunion entre officiers, et l'écrémage de nos options vu le champ de bataille, nous avons fini par trouver l'approche fine et élaborée que nous connaissons si bien.
1- Distraire les opposants avec un clown qui chante du Gloria Gaynor
2- Foncer dans le tas tant que les adversaires se roulent par terre
3- Ramasser les morceaux
Note tactique pour plus tard : le grand insecte récolteur se montre fort peu intéressé par les chansons disco
Fantasme et cataplasmes- Visez moi les deux sœurs volatiles qui viennent d'arriver, enfin le repos du guerrier. Hey, les coquines, ça vous dit une petite danse avec mon copain Boob ?
- Soldat Helös, je ne suis pas persuadé qu'elles goûtent vraiment votre approche, heu... disons guerrière de votre rite de séduction.
- Bah, mais si, je les connais, moi les jum... AAAArrrrr, elle m'a bouffé le bras, elle m'a bouffé le braaaaas !!!
- A mon avis, c'est le tâter de fesses qui était en trop
Journal de bord du capitaine – entrée 4
Les différences culturelles sont parfois traitresses. Ainsi, un effleurement prononcé du postérieur passe pour de la courtoisie dans un bar de seconde zone sur illium la raffinée, et pourtant, ça semble pouvoir déclencher des guerres sur ces terres barbares. Pas étonnant qu'un soldat ait du mal à appréhender les gestes quotidiens qui pourraient lui éviter des surprises quelques peu déplaisantes, comme se retrouver un bras en moins.
Déjà, on était mal partis pour la fraternisation avec les locaux, en débarquant comme ça au milieu de leur fête champêtre, mais là, ça prenait carrément une tournure de vendetta paysanne contre l'envahisseur citadin aux mœurs dissolues. Et alors qu'on s'approchait mi pour s'excuser mi pour retrouver le membre perdu du soldat taquin, ces deux furies nous sont tombées sur le coin de la face.
Élégants au départ, et ne voulant pas spécialement nous retrouver à fuir devant une bande de péquenots armés de fourches pour défendre la virginité de leurs jeunes filles innocentes mais habillées comme des publicités vivantes pour le paradis de la luxure, il nous aura bien fallu infliger une petite correction à ces volubiles nubiles.
Note technique pour plus tard : se rappeler que quand on vous jette des boules à facettes sur le dance floor, c'est pas nécessairement pour égayer la soirée
Le beau Anub bleu- Chef, chef, visez moi le gus bizarre qui vient d'arriver
- Hum, ben filez lui une pelle, il va peut-être nous aider à creuser, qu'on arrive enfin au récolteur d'en dessous
- Impudents, vous avez construit sur l'empire nérubien, mon Empiiiiiiiiire !
- Ouch !
- C'est la pelle qui lui a pas plu à votre avis ?
- Je sais pas, mais en tout cas il s'y connait en trou. Hoho... enfin un vrai gros récolteur. Et regardez moi ça, l'est entouré douzaines d'insectes, cette fois... soyons prudents.
Crouiiiic
- GROOOAAAR
- Oups, pardon, c'est ton neveu que je viens d'écraser ? Désolé hein, j'en voulais pas à ta famille.
Crouiiic
- GREUUUUUH
- Ho non.. ta tantine Josette... vraiment, je suis confus !
Journal de bord du capitaine – entrée 5
J'ai dû débrancher Gerta. Il s'avère qu'elle avait voulu se la jouer Odyssée de l'espace en nous zigouillant tous à coups d'autochtones vindicatifs, et d'espèces mutantes inconnues. Après une explication musclée avec ce truc qui au final n'avait rien d'un récolteur, on a eu l'air bien con à expliquer aux locaux qu'on venait de réduire leur jolie arène en trou puant à cause d'une simple petite méprise. Mais allez donc expliquer à des bouseux moyenâgeux les subtilités d'une défaillance d'I.A. prise d'ennui...
Amusant, en tout cas, ce sens développé de la famille qu'on peut trouver chez certaines espèces insectoïdes aux branches éloignées pourtant innombrables. Les plus intelligents n'y font pas exception, et cet Anub a fort mal pris la maladresse écrasante de notre petit commando. Faut dire qu'en trois pas, on avait anéanti la branche entière du fils du tonton de sa marraine. Encore une fois, lors d'une rencontre exogène, la plus grande prudence est de mise pour ne pas froisser des susceptibilités insoupçonnables.
C'est con, si ça se trouve, on aurait écrasé sa belle mère, il nous aurait peut-être accueilli à pattes ouvertes.
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