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Voodoo ChildY'a des matins, comme ça, où tout va mal.
On part l'air guilleret chercher ses croissants matinaux après avoir passé une nuit blanche à torturer son petit esprit malingre afin de dénicher le bon sujet, le bon angle d'approche de la news, et paf! Au moment précis où l'on a enfin déniché l'étincelle d'inspiration qui manque à une dépêche AFP pour devenir le prochain Goncourt, la réalité nous rattrape de son pas lourd, oblitérant toute tentative de pure création artistique. Oui, mes amis, la réalité humaine peut parfois être bien cruelle, et les machinations qui s'ourdissent en silence dans les noirs recoins des endroits de pouvoir les plus mal famés s'en viennent parfois toquer à ma porte. Ou plutôt clouer à ma porte.
Car c'est un sombre présage que je retrouvais clouer à la porte de la cellule ou les officiers m'enferment après le down d'un boss avant d'aller festoyer toute la nuit. Un des plus puissants lobby d'Azeroth avait décidé de s'opposer au petit récit que je m'apprêtai à faire, ayant eu par on ne sait quel truchement dont ils ont le douloureux secret, la révélation de mes premières intentions. Le lobby Paladin venait de frapper, et le dessous de dentelle rose cloué à ma porte ne pouvait signifier qu'une chose : je ne pouvais impunément tourner en dérision leurs divinités premières, leurs emblèmes, leurs modèles. Si fait, nulle mention déshonorante ne sera fait des Village People dans cette news. Et ce n'est pas la devise brodée d'un ravissant fil mauve « In Rectuum Profundiis » qui m'a poussé à ça. Non non, pas du tout.
Sgt's Humu lonely hearts club bandC'est donc plutôt joyeux, et non sans compter dans ses rangs un policier, un cow boy, un ouvrier et un indien que notre petit groupe s'est à nouveau retrouvé pour assister à la dernière prestation, enfin on l'espérait, des 4 poissons dans le vent, dont le leader charismatique Paulo McKarthnes était en froid avec notre bon Sergent Humusius depuis que ce dernier avait quitté le groupe pour divergences musicales. Faut dire que passer 15 ans à manger des algues, ça créé des tensions. Alors il a été décidé de s'expliquer une bonne fois pour toutes, et voilà donc le groupe des Coeurs Solidaires qui se met en route pour les backstages du SSC Theater. Quelques groupies adverses tentèrent bien de préserver leur idole, mais la fanfare Andraste ne s'arrête pas pour quelques autographes, de même que le renvoi du service d'ordre toujours trop présent ne nous prît pas trop de temps. Enfin, voilà le groupe. C'est vrai qu'ils en imposent avec leurs tenues de scène et leur maquillage des profondeurs.
Imagine all the totemsLe temps de se mettre en formation, d'astiquer les instruments à vent (encore une fois, je répète qu'aucune allusion aux Village People ne sera faite dans ce texte), et voilà que Paulo nous lâche son groupe pour un petit boeuf organisé, une joute musicale endiablée comme une palette. Tout le monde se remémore la partition où chacun à son rôle à jouer, on commencera donc par ce vicieux guitariste, qui sous un air faussement pacifiste, balance quand même de sacrées tatanes. A nous donc, John Lesnornes et son cortège de poteries ethniques à déchausser les dents d'un troll. Ha on peut dire qu'il nous en aura fait baver celui là. Faut dire qu'en tant qu'ancien leader du groupe, il a une sacrée propension à générer de la haine, et sa maîtrise des effets pyrotechniques nous laisse quelquefois pantois. Mais une bonne intro est souvent la clé du succès d'un grand titre, et cette fois ci, ça se passe bien, même si c'est un peu en traître que notre Sendô David Chapman abat froidement le Shaman de trois projectiles des arcanes dans le buffet. Peace nous dit il dans un dernier râle...
Got My pet set on you...Ce qui ne manque pas d'énerver au plus haut point Paulo qui lui aura toujours reproché son approche trop humaniste d'un bon génocide. A peine l'idéaliste au sol qu'on doit tourner toute notre attention vers le second énervé du groupe, Georges Animson, qui sans se départir d'une groupie ou deux, nous balance quelques traits sanglants. Et bien qu'un grand gars costaud avec un arc et des plumes attire forcément la sympathie d'un de nos paladins costumés qui s'apprêtait à lui proposer une partie de Mikado de jambes (non, non, encore une fois, aucune allusion graveleuse aux Village People ne sera faite ici), il nous faut quand même en venir à bout rapidement, ce qui sera fait bien entendu avec un peu d'aide de mes amis, et une bonne vieille malédiction d'agonie.
Let it bleedBien planqué dans un coin, balançant nonchalamment quelques solos de batterie qui semblaient soulager ses collègues, le petit Silko Starr jette un froid dans le show, au point que certains d'entre nous se figent. Mais il n'est plus temps de reculer ou s'arrêter, on approche de la fin du morceau, et il vaudrait mieux le finir en respectant la mesure, ou Paulo va vraiment s'énerver pour le coup. Alors là, je vous entends déjà, vous allez me dire « ouiiiiii, mais là, tu voiiiis, on dirait que tu penses que la prêtresse était un homme, tout çaaa, alors qu'on sait tous que c'était une, heu... poissonne quoi, tu peux pas en parler au masculin ». Et bien, au risque de briser la Loi sacrée de cette news que je vous rappelle au cas où « Des Village People, tu ne te moqueras point », je peux vous dire que nos plus grands experts paladins en Ychtiologie (Petit Robert crits you for 4253 pts) ont été formels, c'est bien un homme. Et en moins de temps qu'il n'en faut pour un examen approfondi de la question, la chose est morte, et tous nos regards pointent désormais vers Paulo, leader incontesté des Vashj Four.
Can't buy me lootPas le temps pour le traditionnel mais toujours cinématique affrontement de regards durcis par le soleil entre les deux frères ennemis de la poiscalle, le sergent Humu lance ses troupes une dernière fois à l'assaut du trop fier garçon vashjer (une sorte de garçon boucher en amont dans la ligne de production du Big Mac). Mais, tel un Rémy Bricka sous ecstasy, voilà y pas qu'il nous dévoile ses capacités à remplacer les membres flasques (non, non, je vous l'ai déjà dit, pas d'allusion aux Village People) qui ont composé son groupe fût un temps. Il nous refait le coup des poteries ancestrales (ne rien acheter aux autochtones, ça les rend trop dépendant du tourisme), du costume d'indien (on a enchaîné les paloufs, ça aurait été trop pour eux) et de la cigarette qui soigne (fumer tue), mais rien n'y fait, il est déjà perdu. Mais voilà, un poisson géant, c'est comme un compagnon de la chanson, ça vous fait une dernière tournée d'adieu qui dure 15 ans, alors on a mis les watts et finalement, il n'aura pas eu un seul petit rappel.
Si un doute subsiste pour le King, Karathress, lui, a fini en Burger ce soir là.
Ticket to VashjConcertus Interruptus pour Paulo, nous fallait trouver une petite occupation pour finir la soirée, alors on s'est dit qu'on irait bien traverser le pont au dessus de l'eau troublée, pour voir la Lady. Mais voilà, à peine nos pass backstage montrés, on se serait soudain crut déguisés en majorettes à un concours de bûcherons canadiens tant on s'est fait rouler dessus par les innombrables potes de la Lady.
N'en déplaise à certains de nos amis plateux, il fallait se rendre à l'évidence, les tutus et le bâton, ça va pas à tout le monde...