*
Pages: [1]
  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: [Sunwell] - Le nom d'Andraste  (Lu 2198 fois)
Vincenzo
Guilde
Chevalier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 3889



Voir le profil
« le: 12 Novembre 2008 à 23:52:44 »


Photo by Mia

Le nom d'ANDRASTE


Arrivé au terme de ma vie de pauvre démoniste, désormais chenu et vieilli comme le monde, je m'apprête à laisser sur ce parchemin, témoignage des faits admirables et terribles auxquels j'ai assisté dans ma jeunesse vers la fin de l'année du seigneur 2008.
Que La Lumière m'accorde la sagesse et la grâce d'être le témoin transparent des évènements qui survinrent sur un plateau isolé, au plus sombre du nord des Royaumes de l'Est.
Un plateau dont même aujourd'hui, il semble pieux et charitable de taire le nom.
Puisse ma main ne pas trembler à présent que je m'apprête à ressusciter le passé et à raviver l'étrange malaise qui oppressait mon coeur quand nous pénétrâmes dans la bâtisse.
Mais avant que ne débute le récit effroyable des dits évènements, docte lecteur, permets moi, dans une pressante et honteuse envie orgueilleuse de te présenter l'humble narrateur que je suis, ainsi que le maître auquel m'ont confié tout à la fois ma famille et le respectable monastère dans lequel je fus placé encore enfant.

Vincenzo d'Arcantia, tel est le patronyme sous lequel je foulais les terres du seigneur dans mes plus jeunes années, peu embarrassé par les tracas de ce monde, et insouciant des bêtises que je pouvais commettre avec la bande de camarades qui fut la mienne jusqu'à mon âge de raison. Si l'époque fût alors à une inconsciente légèreté de l'être, j'en garde tout encore les souvenirs émus des premières découvertes, des marivaudages peu spirituels pardonnés par ma jeunesse. Dans une vaniteuse tentative de généralisation que me pardonnera sûrement notre seigneur, il me semble qu'il est de coutume pour les hommes arrivés à l'aune de la disparition de se remémorer avec une triste nostalgie les premières années de bonheur de leur vie d'explorateur des tortueux chemins de l'âme humaine. J'abrégerai donc ici cette partie de mon récit qui risquerai d'entacher ce pieux parchemin de quelques larmes de joie et tristesse mêlées.

Parvenu à l'âge où les choix de vie s'imposent à vous comme autant de coups d'épée de paladin dans le dos, je rejoignis la communauté de l'Alliance des Ethniciens. Parmi eux, joyeux trublions aux envies dévorantes, j'appris à arpenter le chemin du démoniste alors que nos études nous poussaient à confronter nos esprits avides de connaissance aux énigmes de philosophes aux esprits de plus en plus ardus. Parmi les textes sacrés les plus étudiés, nos investigations nous menèrent sur les traces de Saint Ragnar, dont il était dit que le coeur brûlait d'une flamme impie, où encore Nefarius le reptilien, dont les écrits sur les moeurs draconiques font encore office de loi parmi les plus érudits d'entre nous. Si tout allait pour le mieux dans ce petit monastère tranquille, notre joyeuse communauté ne survit pourtant pas à la réforme drastique qui balaya le monde connu et en changea la face vertueuse à tout jamais.

Les temps venaient de changer, et j'en fit de même, lorsque poussé par une arrogante envie de retrouver d'anciens compagnons du Northshire, je me présentai, muni de quelques recommandations aux portes de la communauté dont j'arbore encore aujourd'hui fièrement la tenue alors que j'écris ces quelques lignes vaniteuses. L'Ordre réformé des Andrastiens, ancienne et discrète institution m'ouvrit alors les bras et j' eu dès lors le plaisir de parcourir les sentiers sinueux de ma vie de pêcheur à leurs côtés, surmontant les épreuves et partageant les joies de bons et beaux frères ou soeurs. Pour mon bien, j'allai passer ma première année de novice sous la coupe et la fervente instruction de mon maître, Humusius. Il ne m'est hélas pas possible, dans les temps que la Lumière désire encore me voire peupler ce monde, de décrire avec les moult détails dont j'aurai aimé enluminer ce modeste récit les innombrables et joyeuses personnes dont je fis la connaissance lors de cette année, aussi me contenterai je de te décrire, cher lecteur, confident à distance de mon âme torturée, les quelques traits particuliers dont mon maître était doté.
Bien que fort jeune, mon maître ,grand dénoueur des trames obscures du Malin, fût sublimé par la réforme andrastienne, qui agît sur lui comme le révélateur divin de talents encore en dormance quelques temps plus tôt. Enhardi par ma position de novice avide d'apprendre les faits passés, je brisai presque un interdit en demandant à Humusius des éclaircissements sur le schisme dont il semblait alors de bonne intention de ne point trop parler. Après une tape sur ma tonsure d'élève, il me tint à peu près ce discours, la voix marquée d'un mélange de regrets et de ressentiment.
   - Fol que tu es, mon novice, de vouloir ainsi découvrir les sombres heures que ton ordre a traversé, et que tous ont placé sous un salvateur linceul d'oubli. Apprends donc, mon impénitent curieux, qu'il y a peu, nombre de nos frères ont décidé de former leur communauté, et ont choisi de quitter notre bon ordre andrastien. La doctrine a parfois des raisons que le coeur ignore. Mais cela devra te suffire, nous ne reparlerons plus de cela.
Bien des années plus tard, alors que mon esprit tente de séparer les faits avérés de ceux que mon grand âge s'amuse à vouloir instiller dans ma mémoire fautive, je ne peux pourtant que me rappeler que nombre d'entre-nous, parmi les frères les plus anciens de l'ordre, ne pouvaient réprimer un faciès ou une réflexion lors des grands évènements que nous vécûmes, qui me laissèrent toujours à penser qu'au fond d'eux mêmes subsistaient, et subsisteraient toujours les cicatrices d'un déchirement spirituel, mâtinées d'un sentiment de revanche sur l'adversité qui me faisait frémir parfois.

Mais revenons à présent, si tu le veux bien, ami lecteur, après cette digression mémorielle, sur les faits étranges qui nous intéressent, car je ne m'épancherai pas plus que nécessaire sur les quelques mois qui suivirent mon arrivée dans l'ordre. Sache donc, que mon esprit fût formé par ce maître intransigeant alors que nous étudiâmes l'hérésie Karazhienne, que nous survolâmes la secte des gruuliens et magthéridiens réunis. Même si dévoiler à la face du monde l'erreur mystique de la canonisation de Dame Vashj fût pénible et ardu, et que l'ordre dissident de Kael'thas nous ouvrit les portes du Sombre Temple où régnaient folie, concupiscence et forfanterie, je ne m'étendrai pas plus sur ces parts de notre histoire, car tant d'écrits déjà le font bien mieux que mon humble personne. Je reprendrai donc mon récit au moment où la nouvelle nous parvint, alors que nous prenions un repos mérité en la cité de Forgefer : une grande réunion de l'ordre andrastien allait se tenir, dans une abbaye reculée du nord des royaumes de l'est, une abbaye dans laquelle, selon les ragots et propos tenus par des moines peu avares de belles histoires, se trouverait caché au plus profond de murs ancestraux un puits de soleil à la divine apparence.
Ne tenant plus en place, et très désireux à l'époque de démontrer mon utilité à notre confrérie, je piaffai tel un cheval harnaché pour la guerre, et ne tenant plus en place, j'indisposai à priori mon maître, occupé à lire quelques écrits ayant trait à l'endroit où nous nous apprêtions à faire face au malin.
   - Enzo, mon ami, sors donc de la taverne, et fait le tour de la cité par la sénestre, quand dans une sombre caverne tu arriveras, pénètres dans la masure qui te plaît le plus aux yeux et à l'âme, parviens au second étage, et tu trouveras là la personne qui te fait défaut.
   - Merci maître, j'y cours.
Sur le point de sortir, je me retournai curieux vers lui, et lui demandai comment il avait pu en moi percevoir ce trouble que si maladroitement je cachai
   - Il n'est point nécessaire de grandement t'observer, pour savoir que tu portes en toi la vaniteuse envie de l'exploit, alors vas donc où je t'ai indiqué, et respé, mon enfant.

Le voyage jusqu'au Plateau du Puits du Soleil me parût durer une éternité, tant brillait en moi l'envie de revoir des frères de l'ordre, de confronter encore une fois nos techniques et connaissances acquises, et de participer d'un ensemble divin à l'achèvement d'évènements que la Lumière ne manquerait pas de placer sur le chemin d'une telle assemblée. Que ne muselais je pas alors cette impie envie qui me taraudait les entrailles et me vrillait l'esprit ? Mais, si j'avais sut les terribles affrontements que nous affrontâmes, aurais je eu le courage d'avancer sur la voie royale qui menait à l'époque à l'abbaye que d'aucun en ces jours nomment maudite ? Toujours est il que nous nous présentâmes à l'entrée, et comme de coutume, nous fûmes accueillis par l'abbé, responsable de l'endroit, et dont l'ordre blizzardien nous accepterait quelques temps pour cette réunion. L'avertissement divin nous parvint bien trop subtil, en tout cas à mes yeux, pour que nous rebroussions chemin de cet endroit maudit, alors que mon maître demandait à l'abbé lui même venu nous souhaiter la bienvenue lequel de ces frères venait d'être rappelé auprès du créateur, pointant du menton la tombe fraîchement retournée où s'ébrouaient quelques tristes et sombres corneilles.
S'il fût troublé par la perspicacité d'humusius, Killus Jaedanus, l'abbé de l'endroit n'en montra que peu les traits, alors qu'il répondait d'une voie teintée d'une tristesse mystique :
   - Frère Humusius, votre réputation n'était donc pas galvaudée. En effet, notre copiste, frère Kalec a succombé très récemment
   - Pas kalec le démonologue tout de même? Répondit mon maître. Ces écrits sur la possession démoniaque ont parcouru les terres bien plus que le plus vif des cavaliers, quelle perte...
   - Oui, quelle perte, enchaîna l'abbé, nous entraînant vers notre cellule, l'air faussement indolent.

Je ne saurais encore une fois trop te préciser, cher ami lecteur, combien fût grand l'honneur qu'il m'a été donné d'arpenter cette outre terre, et de revoir en ces tristes jours tant des grands noms, et aussi des petites personnes, qui peuplaient ou rejoignirent notre ordre en cette année. Alors qu' attablé ce jour dans la quiétude solitaire de ma sombre demeure, je crois percevoir dans les ombres pernicieuses projetées par une chandelle facétieuse les visages et les traits de mes compagnons d'alors, ma mémoire et l'envie de rester concis dans ce récit échevelé ne me permettront pas de tous les nommer ou d'énumérer leurs inégalables qualités. Désireux de prendre l'air, et de découvrir un peu les lieux, j'arpentai la cour intérieur, imprégnant mes yeux des délices architecturaux de l'endroit, quand mon intérieure réflexion se vît troublée par le plus étrange des frères qu'il m'ait été donné de voir. Sache que celui ci, afin d'expliquer le trouble qui me ceignit le coeur alors, sortit d'une ombre où je ne l'avais point vu, et traînant sa carcasse déformée et monstrueuse m'apostropha en ces termes :
   - Olol, trop mdr le noob! La spé destru c pourri, ta pa 2 po ? Go PvP !
   - Olol ? Trop choqué, je n'avais pas remarqué l'apparition salvatrice de mon maître. Qui donc es tu pour ainsi remanier le verbe à ta convenance? Parle, frère!
   - Olol ? No non.. g pas di sa. pardon.c'te cheaté qu't'es! J'suis que Brutallus, vas y, t'as PL pour avoir c'te côte ?
Sentant l'heure du repli bienvenue, le frère déformé s'en fût de son pas lourd rejoindre ses quartiers.
   - Maître ? J'avoue ne pas avoir compris ce frère, quelle langue parlait il ?
   - Toutes. Et aucune mon bon Enzo. Allons, rejoignons nos frères pour la réunion du soir, et nous irons quérir un repos mérité.
Encore troublé par ma rencontre imprévue, j'exprimai plus ou moins à voix haute la surprise qui fut la mienne en croisant le chemin de frère Brutallus, quand le cellérier de l'abbaye, le dénommé Felmystio me dit de ne point trop me tournebouler la tête au sujet du frère à l'étrange langage, qu'il avait fait partie en son jeune temps d'une bande d'hérétiques, mais qu'il était à présent racheté aux yeux de la lumière, qu'il ne lui restait de son passé regrettable que son atroce manière de s'exprimer.
Réconforté quelques peu, par les dires du cellérier, et par un vin de myrte des plus revigorant, je m'écroulai littéralement sur ma couche alors que mon maître passait encore quelques temps à lire à la bougie son étrange manuel qu'il n'avait de cesse de trimballer par monts et par vaux.

Si la veille s'était terminée de la manière la plus calme qui doive être dans un saint lieu, elle fut dès lors la dernière de son genre, laissant dès lors la place aux tourments démoniaques qui serrèrent le coeur de chacun des hommes de foi présents lors de cette douloureuse période. Dès matines en effet, nous fûmes réveillés par les cris et les vociférations du cellérier. Dans la cour intérieure, gisait le corps sans vie de fra Brutallus, le corps marqué d'une atroce série de coups ayant sans doute entraîné une mort des plus douloureuse, tant son visage semblait encore plus qu'à l'habitude torturé comme l'avait du être son âme de pécheur dévoyé. Les jours qui suivirent furent marqués par l'enquête que mena, avec le consentement de l'abbé, mon maître et son implacable logique. Et même si cela semblait l'occuper tout le jour, nous n'en pûmes pas moins rechercher le fond de vérité qui semblait se cacher sous le masque de la légende, et partir en quête de ce puits de soleil. Enquêteurs de jour, nous devînmes explorateur la nuit, et la lumière me pardonne d'avoir croisé ça et là des choses dont je préfère taire le nom, ou ne point vous faire l'horrible description. Apprends seulement, que lors de nos nocturnes évolutions, et nos errements journaliers pour progresser, nous fîmes face parfois à la surprise de découvrir le maître cellérier pratiquer quelques sombres rituels réprouvés bien durement, la morale ratatinée au souvenir de son ami trépassé. Nous croisâmes les soeurs infirmières, et je dois dire ma chair encore jeune et vigoureuse s'enflamma en bien des occasions à les croiser, alors que le bibliothécaire, un érudit ottoman du nom de M'uru nous interdisait l'accès à certains quartiers privilégiés de l'abbaye.
Au bout de quelques jours de ce traitement, d'errances nocturnes et de confrontations vaines avec les certitudes des uns, et les remontrances des autres, l'abbé Jaedanus en vint à prononcer les paroles que redoutaient alors mon maître et que j'appris à craindre de même par la suite.
   - Messire Humusius et ses doux frères n'ayant point encore élucidé les plans malveillant du démon qui hante ces lieux, je me vois contraint de faire appel à la très sainte institution, qui seule autorité compétente, saura faire la lumière sur ces terribles évènements. Je me vois donc dans l'obligation d'en appeler au Très Saint Nerf, qui je l'espère frère Humusius, saura vous démontrer qu'une investigation rigoureuse et sainement menée parvient toujours au dénouement souhaité par notre créateur.
Redoutée par tant de mes frères, j'allais moi aussi apprendre la dure réalité de qui est confronté au très Saint nerf, et son cortège de raccourcis idéologiques, toujours prompte à parvenir à des solutions évidentes à ses yeux, mais qui vous laissaient dans la bouche et au plus profond de votre âme comme le goût âcre de la défaite et du regret.

Quelques heures, il n'aura fallu que quelques heures à Aguillardo l'inquisiteur, et son cortège d'hommes aguerris pour trouver le diable tentateur dans la propre demeure du très saint. Le pauvre Felmystio et ses maladroites errances nécromanciennes eurent tôt fait de commettre une erreur, et son corps fut rapidement, trop rapidement livré au bûcher, pour la plus grande joie de l'inquisiteur, qui déjà tournait son regard de fouine obtuse vers les soeurs infirmières qui eurent le malheur de clamer trop haut leurs ressentiments et leur passion.
Alors que fiévreusement nous parcourions les allées, et les recoins secrets de l'endroit, M'uru étant trop occuper à échapper à l'inquisiteur, les soeurs infirmières tombaient elles aussi sous la juridiction du très Saint Nerf. Enfermées dans les cachots de l'oubli, elles allaient être soumises à la question sans plus attendre, et mon coeur et mon corps saignent de savoir ces douces et tentantes créatures sous la coupe inaltérable de la vindicte divine. Et, si de mon jeune temps je ne dûs plus jamais les revoir, des songes impies parfois me font lever en sueur la nuit encore en ces jours où l'on pourrait croire mon corps rassasié de toute tentation terrestre. Elles étaient belles et magnifiques, et je ne peux qu'imaginer leurs corps brisés comme leur essence sous les coups dévastateurs de l'inquisiteur pressé d'en finir.
Les évènements alors s'enchaînèrent tant et si bien que j'eus l'impression de voir ces quelques jours sombres de ma vie défiler comme une messe prononcée par un abbé épileptique. Nous parvînmes, mon maître et moi, à accéder à l'endroit secret dissimulé aux yeux de tous par le bibliothécaire zélé, qui pourtant fini ses jours d'une atroce manière que la convenance et le respect d'un esprit jadis brillant ne me permettent pas d'exprimer en des termes plus élogieux que ceux que j'imaginai ce soir prononcé par Brutallus, le frère au langage si particulier :
   - Olol, komen on lui a roulé deçu au noireaud !

Alors que l'ordre andrastien au complet s'avançait à notre suite dans les hauteurs de la tour surplombant l'abbaye, nous perçûmes dans la cour l'inquisiteur occupé à fuir à la vindicte populaire, lassée et trahie par les moyens artificiels qu'il avait mis en place pour déjouer les plans que le malin lui même semblait avoir instillé dans ses lieux. Il me semblait même apercevoir dans cette foule de frères d'ordres divers et variés, une véritable Horde païenne, jointe à nos efforts communs pour démontrer à ce très Saint Nerf, tout le bien qu'on pouvait penser de son arrivée impromptue, fût ce au moyen d'un bon vieux pieu bien pointu.
Au plus haut point de la tour, nous débouchâmes dans une gigantesque salle ronde, ouverte aux cieux, et présentant en son centre, la ronde marque d'un puits mystiques à présent éteint. Sur son bord, l'abbé lui même, comme mû par la haine de notre ordre, décida de passer de l'affrontement sain d'idées différentes à un échange plus virulent de points de vue qui étaient les siens, mais qui, grâce au très haut ne sauraient en aucun cas obtenir les faveurs de nos esprits alors enfiévrés.

Délivrant les forces démoniaques qu'il avait jusqu'alors subtilement cachées aux yeux de tous Killus Jaedanus nous livra moult joutes d'esprit et de corps, mettant à mal nos convictions et nos croyances, lâchant sur nous les cerbères mêmes des enfers les plus improbables. Bien des fois, nous fûmes à quelques encablures mentales d'un fin oblitérante, mais, que le Très Haut me pardonne encore une fois, vieux pêcheur que je suis, la vanité dont je fais preuve à présent que je fais face à une certaine postérité, nous triomphâmes ce jour là du plus ardent des ennemis qu'il me fût donné de voir dans ma jeunesse, et par la suite aussi, car il faut bien dire que le puits de soleil revenant à la vie me brûla tant et si bien les rétines que j'écris à grand peines ces quelques lignes.
Le Puits de Soleil enfin revenu à la vie, et les mystères de l'abbaye à présent disparus, l'ordre pouvait à présent repris sa vie douce et calme pendant quelques temps. Le Lumière avait encore une fois triomphé.

Quelques jours à peine après ce tragique dénouement, mon maître et moi même étions assis sur un des bancs du port d'hurlevent, qui par les nuits les plus clairs vous donne une idée de l'infinie beauté de la création. Me tendant un lourd paquet, Humusius me fît alors le cadeau de ma tenue de membre de l'ordre, désormais, je n'aurai plus à porter cette tenue de novice aux coudes de nombreuses fois reprisés.
   - Tiens, cher Vincenzo, il est finalement temps pour toi, bien que cela me coûte de le dire, de quitter mon aile protectrice, et de faire ta place à part entière parmi nos frères.
J'avoue que l'inattendue perspective me laissa quelques temps sans voix, et je déballait avec hâte la splendide tenue faite du plus fin tissu que je vis jamais, ce vieux retors s'amusait déjà dans sa barbiche alors que je lui faisait part de la différence de cette tenue par rapport, à celle, bien plus grossière et épaisse des autres membres de l'ordre. Et alors que nous montâmes à bord de l'un de ces bateaux, fort nouveau pour l'époque avec leur roue à aube, j'osai poser ma première question de membre de l'ordre à celui qui fût mon maître :
   - Mais, dis moi, Humu, ne crains tu point que nos frères prennent ombrage de ce que ma tenue de frère soit si finement ouvragée et légère, alors que les vôtres sont si lourdes et épaisses ?
   - Que nenni, mon cher Vinc', que nenni. Aucun ne saurait te contester le loisir de porter cette légère toge là où nous allons. Mais dis moi, as tu pensé à une écharpe ?

(Voilà, petite aparté de votre humble scribe pour vous dire tout le bien que je pense de cette Croisade Ardente passée à vos côtés. Merci à tout ceux qui sont passés, qui sont restés, qui sont revenus ou étaient déjà là. J'espère qu'à la fin de notre niveau 80, et de l'extension du Roi Liche, nous pourrons toujours nous pencher, avec plus de plaisir encore qu'aujourd'hui si cela est possible, sur notre passé commun et ce qui fait Andraste : chacun d'entre nous )
Have Fun



Photo by Mia
Journalisée


Nouvelle musique d'attente au standard d'Orange : Queen "I want to break free"
Neoangel
Les Anciens
Soldat
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 264



Voir le profil
« Répondre #1 le: 13 Novembre 2008 à 00:10:07 »

Hé hé GG à tous ça fais vraiment plaisir 

Une foi de plus merci Vinz pour la news super comme d'hab.

C'est reparti pour un tour les amis... on continue l'aventure 
Journalisée

Hooger et Van Cliff down... pas besoin de skill quoi..
Bobi
Les Anciens
Soldat
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 397


Voir le profil
« Répondre #2 le: 13 Novembre 2008 à 03:16:39 »

Comme d'hab, très belle news qui conclut en beauté BC

GG Andraste pour tous ces bons moments, reste plus qu'à remettre le couvert pour WOTLK
Journalisée

Satyah
Guilde
Chevalier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 5075



Voir le profil
« Répondre #3 le: 13 Novembre 2008 à 12:23:12 »

Je profite de cette dernière news (hum... faudrait les compter...  ) pour féliciter Andraste, de tout ce qui a été permis de faire grâce a cette guilde soudée, mature et surtout bourrée de "pgm" 

Merci à Vincenzo et Mia pour les news qui nous ont fait sourire, rire et pleurer (de rire) !
Vivement les prochaines : rdv au niveau 80 ! Woltk nous appartient et on est prêt ! (Zut, c'était pour BC cette réplique  )
Journalisée

Syllas
Guilde
Sergent
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 1132



Voir le profil
« Répondre #4 le: 13 Novembre 2008 à 12:31:00 »

Merci pour ces récits de nos aventures. Comme toute saga on attends le prochain tome rdv au lv 80. 

Bon leveling Have fun 

Journalisée

Sendô
Guilde
Caporal
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 671



Voir le profil
« Répondre #5 le: 13 Novembre 2008 à 13:09:57 »

Bravo pour ce très bel épilogue, adaptation d'un non moins fameux roman (au nom de la rose), Andraste peu repartir de plus bel pour le nouveau contenu qui nous attends. Sachons rester souder en toute heure et nous verrons encore de belles news comme notre équipe sait si bien les faire.
Journalisée

mialyë
Guilde
Sergent-Major
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 3114



Voir le profil WWW
« Répondre #6 le: 13 Novembre 2008 à 21:45:31 »

Que la fête continue !

 

Journalisée
Boreas
Guilde
Chevalier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 5839


Flower power !


Voir le profil
« Répondre #7 le: 14 Novembre 2008 à 10:33:51 »

Epique la news, finalement 1 pour l'ensemble c'était une bonne idée 
Journalisée

In tartiflette we trust!
Vincenzo
Guilde
Chevalier
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 3889



Voir le profil
« Répondre #8 le: 14 Novembre 2008 à 11:21:29 »

Epique la news, finalement 1 pour l'ensemble c'était une bonne idée 

WooHooooo.. mon premier épique, ça fait plaisir

Hum .. alors.. revendre à l'HV ou équiper ?
Journalisée


Nouvelle musique d'attente au standard d'Orange : Queen "I want to break free"
chavezz
Les Anciens
Sergent
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 1444



Voir le profil
« Répondre #9 le: 14 Novembre 2008 à 17:42:51 »

gg encore une fois pour la  news ce fut un plaisir comme d'hab .

(art elle est elle ou la photo de gangrebrume avec Cassyh en ptt tenue) 
Journalisée

tiamay
Les Anciens
Sergent-Major
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 3178

Miss Darnassus


Voir le profil
« Répondre #10 le: 17 Novembre 2008 à 11:15:41 »

Gratz à vous 
Journalisée

Tiamay - Night Elf Rogue 60 @ Dalaran (Retraité)
Staw
Les Anciens
Soldat
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 262



Voir le profil
« Répondre #11 le: 18 Novembre 2008 à 00:02:53 »

nice niouz , nice perf , et nice avatar vincenzo 
Journalisée
Cirkle
Soldat
*
Hors ligne Hors ligne

Messages: 32


Voir le profil
« Répondre #12 le: 28 Décembre 2008 à 23:34:08 »

Mdr il va aimer piou piou
Journalisée
Pages: [1]
  Imprimer  
 
Aller à:  

Visiteur

Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.
Avez-vous perdu votre courriel d'activation?
19 Mai 2012 à 20:56:08

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Powered by SMF 1.1.16 | SMF © 2006, Simple Machines | Page générée en 0.101 secondes avec 30 requêtes.